La FSU à l'Université de Grenoble

Le nouveau règlement intérieur de l'UGA : vers toujours plus de pouvoir au président au détriment de la collégialité et de la démocratie universitaire ?

Préambule

L'administration nous sollicite pour modifier substantiellement le règlement intérieur (RI) de l'UGA.
Celui-ci n'a pas (encore) été mis à jour suite à l'adoption des nouveaux statuts du grand établissement UGA en 2024. C'est problématique car :
  • des dispositions présentes dans les statuts de l’Établissement Public Expérimental UGA ont disparu, devant en théorie être transposées dans le RI de l'UGA. L’absence des ces dispositions handicape le fonctionnement démocratique des instances de l'UGA (voir ci-dessous).
  • des parties de l'ancien RI sont mal écrites, se référent à des constructions n'existant plus dans le nouvel établissement.
    
La réécriture du RI est donc un objectif que l'on ne peut que partager. Cependant, certains points du nouveau RI sont particulièrement problématiques et semblent dénoter une vision du fonctionnement de l'UGA qui n'est pas anodine.
 
Nous souhaitons alerter ici sur ces modifications qui nous semblent problématiques. Nous nous focalisons sur quatre points essentiels, sans prétendre être exhaustifs (tous les points problématiques ne sont pas mentionnés ici). Par ailleurs, nous ne décrirons donc pas toutes les modifications qui vont dans le bon sens, qui adaptent juste le RI aux statuts ou à la loi actuelle.
 
Nous rappelons également que la FSU est opposée au modèle de "grand établissement", tant celui-ci affaiblit la démocratie universitaire. Ce projet de règlement intérieur s'inscrit malheureusement dans cet élan, qui donne toujours plus de pouvoir aux présidents d'universités au détriment de la démocratie et de la collégialité. Un retour vers une université de droit commun ne sera possible qu'en modifiant substantiellement les statuts de l'université, nous ne revenons donc pas sur les modifications qui nous paraissent nécessaires dans le RI mais qui sont empêchées à ce stade, car incompatibles avec les statuts du Grand Établissement (transfert de compétences du CAC vers les CSPM etc.) Nous appelons bien sûr à une refonte des statuts de l'UGA, mais aujourd'hui seule la modification du RI est à l'ordre du jour. Nous y consacrons donc ce billet de blog.
 

Un affaiblissement du cadre réglementaire

Au delà des statuts et du règlement intérieur, l'UGA dispose d'un nombre incalculable de "chartes". Si la majorité de ces chartes ont pour objectif de faire une liste de "bonnes pratiques" (voir par exemple "la charte de bon usage des temps de travail"), d'autres ont pour rôle de fixer un cadre juridique comme par exemple la charte d'usage du système d'information (voir: https://intranet.univ-grenoble-alpes.fr/l-uga/structures-et-organisation-de-l-uga/statuts-et-reglements/ ). Ces dernières ont naturellement vocation à faire partie intégrante du RI de l'UGA (puisqu'elles le complètent en ajoutant des droits et devoirs aux personnels et étudiant.es) et sont actuellement en annexes du RI de l'UGA.
 
Dans la nouvelle version du RI, l'administration souhaite supprimer toutes ces chartes du RI, ce qui n'est pas sans conséquence. Sortir ces chartes du RI a pour effet :
  • de compliquer leur application en les revendiquant au tribunal administratif si les droits et devoirs ne sont pas appliqués par l'UGA
  • de permettre leur modification par des comités ad-hoc et/ou des majorités moins qualifiées que celle nécessaire pour adopter le RI alors que ces documents ont un impact sur le personnel et/ou les étudiants (la modification du RI nécessite une majorité absolue au CA, contrairement aux délibérations courantes, où une majorité simple suffit).
 
Nous demandons donc que les "chartes" créant des droits et/ou devoirs pour les personnels et les étudiant.e.s soient réintégrées dans le RI (par exemple sous forme d'annexes comme précédemment).
 
Par ailleurs, certaines commissions qui étaient définies précédemment dans le RI sont enlevées pour permettre aux instances qui les géraient de les faire évoluer "plus facilement". Il s'agit par exemple (liste non exhaustive) de la commission environnement social (CES), de la commission télétravail, de la commission d'imputabilité des accidents du travail, etc. Là encore, plusieurs problèmes sont soulevés :
  • un problème de temporalité : il est prévu que ces commissions disparaissent du RI pour être définies dans les RI des instances (CSAE, F3SCT, etc.) mais, alors que la disparition semble actée, ces RI spécifiques à chaque instance ne seront écrits que "dans un futur proche". Entre temps, ces commissions n'auront plus de bases légales. Par ailleurs, nous n'avons aucune certitude que ces commissions soient restaurées in fine ;
  • un problème de démocratie : ces commissions pourront être créées/modifiées/détruites avec des comités ad-hoc et/ou des majorités moins qualifiées que celle nécessaire pour adopter le RI, or ces commissions ont un fort impact sur les personnels et/ou les étudiant.e.s.
 
Nous demandons donc que les commissions du précédent RI ne disparaissent pas du RI avant que leur présence, leur fonctionnement et leurs règles de mise à jour ne soient clairement établis dans les RI des instances les gérant.
 

Une représentation des personnels bafouée

Dans la nouvelle version du RI, l'administration souhaite maintenir son dispositif d' "élection couplée" des membres des conseils de CSPM. Ainsi, les élections aux conseils de CSPM se font en même temps que les élections aux conseils d'UFR. Chaque liste au conseil d'UFR doit donc présenter une sous-liste de candidat.es au conseil de CSPM (en reprenant le même ordre). Ceci permet de garantir les équilibres entre les UFR composant chaque CSPM, cependant cela engendre plusieurs problèmes :
  • Cela ne permet pas de garantir la parité Femme/Homme au sein du conseil de CSPM, car la composition du conseil final dépend fortement de la manière dont sont faites les listes lors des élections (imaginons qu'il y ait 3 listes, classant toutes un homme en n°1 et que chaque liste obtient un siège à la CSPM: 3 hommes se retrouvent donc à siéger au conseil de CSPM).
  • Cela ne permet pas la représentation des personnels BIATSS affectés à la CSPM. Seuls les personnels BIATSS affectés aux UFRs sont éligibles et électeurs. Les personnels affectés à la CSPM ne peuvent donc ni voter ni être candidats au conseil de CSPM.
  • Cela complique la présence des organisations syndicales dans les conseils de CSPM.
 
Lors de la création de l'Université Intégrée en 2019, 3 UFRs ont souhaité n'être affectées à aucune CSPM et leur choix avait été entendu par l'administration de l'époque. Aujourd'hui, l'administration semble émettre le souhait que ces UFRs rejoignent chacune une CSPM de manière à ce que plus aucune UFR ne reste "seule". Le projet de RI prévoit une  disposition spécialement prévue dans le cas où il ne resterait plus qu'une UFR non rattachée à une CSPM, disant que la gestion des questions individuelles (carrières) des enseignant.es et enseignant.es-chercheur.es de cette UFR seraient alors gérées par "une composante académique", c'est à dire une CSPM à laquelle l'UFR en question n'appartiendrait pas puisqu'elle n'est membre d'aucune CSPM. Ceci rompt donc le principe disant que les questions individuelles sont gérées par des pairs que nous aurions élu.es. Les membres de l'UFR en question n'auront pas élu les membres du conseil de CSPM traitant leurs dossiers de carrière, ces derniers auront été élus par d'autres.
 
Nous remarquons aussi au passage qu'il n'y a aucune contrainte de parité concernant la direction des CSPM, le projet de RI se contentant de dire "L’équipe de direction doit viser autant que possible à assurer en son sein une représentation des deux genres.". Nous défendons, au contraire, le principe d'une alternance de genre obligatoire à chaque renouvellement de mandat de la direction: ainsi, après 4 ans de mandat assuré par un homme, seules des candidatures femmes seraient éligibles pour un nouveau mandat, et vice-versa. Nous rappelons que les directeurs des CSPM sont membres du directoire de l'UGA et que celui-ci est actuellement exclusivement masculin ! Nous sommes bien sûr ouverts à tout autre proposition visant à corriger ce problème !
                                        
 

Une dérive autoritaire

La FSU est attachée au respect des franchises universitaires. Seul le président d'université peut faire appel à la police sur le campus et ce droit est très encadré par la loi. En particulier, la loi indique que " [Le président] est responsable du maintien de l'ordre et peut faire appel à la force publique dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État" (article L712-2 du code de l'Education). Le mémo sur les compétences et les responsabilités des présidents d'universités (élaboré par France Université: voir ici https://franceuniversites.fr/wp-content/uploads/2016/09/guide-President-web-.pdf) fixe aussi les contours très stricts de l'appel aux forces de l'ordre sur nos campus. Ce n'est visiblement pas satisfaisant pour notre président qui souhaite remplacer la formulation présente dans le RI actuel "Le président ou la présidente de l’université peut faire appel à la force publique en cas de danger grave et imminent ou lorsque des circonstances ou des évènements exceptionnels portent atteinte à la sécurité des personnes et des biens. "  par "Le président ou la présidente de l’université est compétent pour prendre toute mesure utile pour assurer le maintien de l'ordre et, à ce titre, il ou elle peut faire appel à la force publique."
=> Il n'y a plus aucun cadre ! Le président peut faire appel à la force publique. POINT !
 
Dans l'article sur le "comportement", le RI actuel dispose que, notamment, les actes, écrits, images, attitudes ou propos ne doivent pas "porter atteinte à l'ordre public ou au bon fonctionnement de l’université". La nouvelle version ajoute "ou à l’image ou la réputation de l’université ". L'atteinte à l'image est une notion extrêmement vague et pourrait être utilisée contre toute personne ou organisation revendicative, qui dénoncerait la politique de l'UGA ou l'action de son président. Ce billet de blog par exemple, porte-t-il atteinte à l'image de l'UGA ? Si de nouvelles irrégularités ont lieu lors de futures élections, pourrons-nous encore les dénoncer sans être inquiétés ?
 
Dans l'article portant sur les Réunions et manifestations exceptionnelles, l'administration souhaite ajouter la phrase suivante: "Le président ou la présidente de l’université peut refuser une autorisation au vu d’un risque d’atteinte à l’ordre public, qu’il ou elle apprécie." Le risque d'atteinte à l'ordre public est apprécié en lien avec la préfecture. Pourquoi le président devrait-t-il être seul à tout décider ?
Un autre ajout concerne les éventuelles dégradations. Le projet d'article inverse la charge de la preuve et part du principe que l'organisateur d'un événement est responsable a priori des dégradations et qu'il lui appartiendra d'établir qu'il "n'est pas responsable des désordres". Ces dispositions ne vont-elles pas dissuader l'organisation de toutes réunions et manifestations exceptionnelles ?
 
 

Et si nous voulions ajouter un point à l'ordre du jour (ODJ) du CA... ?

... plus rien n'est prévu pour cela dans le nouveau projet de règlement intérieur (et rien non plus dans les nouveaux statuts de l'UGA) ! Avant le passage au Grand Établissement, il suffisait qu'un quart des élu.es du CA demande l'ajout d'un point à l'ODJ pour qu'il soit traité en séance. C'était une disposition voulue explicitement par les fondateurs de l'UGA. Aujourd'hui, aucune disposition n'est présente nulle part et l'administration nous répond, qu'à défaut de texte, il faut la majorité absolue des membres pour demander l'ajout d'un point à l'ODJ... Il va sans dire que les listes opposées au président n'ont pas la majorité absolue au CA (sans quoi le président ne serait pas président...). Cette "absence de disposition" dans le RI permet donc d'empêcher toute mise au débat de sujets apportés par l'opposition. Ce n'est pas notre vision de la démocratie ! À cette demande de restauration, on nous répond que cette disposition sera proposée dans la réécriture de la première partie du RI (qui s'applique aussi aux CAPM). Bien évidemment, il n'y a aucune certitude que les autres établissements acceptent, ni même que l'UGA elle-même cherchera à la faire passer. Qu'est-ce qui empêche de la mettre dès maintenant dans le RI (où elle était censé aller après sa disparition des statuts) si ce n'est une volonté de la faire disparaître? Et ce, d'autant que le président profite allégrement de cette disparition : il s'est opposé à des inscriptions à l'ordre du jour qui seraient passées avec cette disposition (en pratique, il aurait pu voter pour l'inscription à l'ordre du jour pour rétablir de-facto cette disposition).
 
La FSU est intervenue lors d'une réunion OS-présidence et lors du dernier CSAE pour faire modifier le projet de règlement intérieur. L'administration a pris note de nos remarques et nous attendons la version finale du texte qui sera soumise au vote lors de la séance du CA du 3 juillet. Mais la nouvelle version présentée ce vendredi 13 juin à la commission permanente du CA ne corrige toujours pas les problèmes dénoncés dans ce billet. Sans évolution notable sur les points évoqués dans ce billet de blog, la FSU votera contre le projet de RI et appellera toutes les listes à en faire de même. Nous appelons aussi à la mobilisation de tous les collègues et nous les alertons sur les dangers de ce projet de nouveau règlement intérieur.

Nos candidats aux élections 2024 des conseils de pôle de l'UGA

Pourquoi voter pour une liste FSU ? Les élections des 26 au 28 novembre prochains sont l'occasion pour la communauté de recherche de se doter de représentant·es engagé.es dans la défense des valeurs de service public, d’égalité et de justice sociale. Ces valeurs sont au cœur de notre engagement pour une recherche orientée vers le bien commun, résolument indépendante et accessible à toutes et tous.

Les enjeux du Conseil de Pôle Le conseil de pôle est la seule instance des pôles dont les membres sont élus par la communauté scientifique. Il occupe une position centrale dans la prise de décisions concernant la prospective des postes, la gestion des mobilités, les appels à projets et l'orientation stratégique en matière de politique scientifique. Le rôle des élu·es au conseil de pôle est crucial pour faire entendre la voix des personnels et défendre leurs intérêts, particulièrement dans un contexte de sous-financement chronique et de pressions croissantes sur les ressources et sur les orientations scientifiques

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La crise de gouvernance à l'UGA : que se passe-t-il, d'où vient-on, où va-t-on ?

Suite aux irrégularités dans les élections de novembre 2023 aux conseils centraux de l'UGA, qui ont conduit le tribunal administratif à annuler ces élections, le fonctionnement de l'établissement a été perturbé. La nomination d'un administrateur provisoire a permis de traiter les affaires courantes dans l'interim, mais certaines décisions (comme celles relatives aux COS pour les concours d'enseignants-chercheurs) restaient bloquées. De nouvelles élections, tenues au printemps 2024, ont permis à l'établissement de prendre certaines décisions (concours EC, etc.) mais d'autres prises de décisions sont encore bloquées.

Ce billet est structuré en trois parties :

  • la première explique comment les statuts organisent la mise en place de l'équipe exécutive de l'UGA ;
  • la deuxième explique le blocage institutionnel en cours à l'UGA ;
  • la troisième propose des pistes pour sortir de ce blocage et quelques réflexions sur leur degré de plausibilité.

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La démocratie universitaire : une bonne blague ?

À l'UGA, suite à l'annulation des élections aux conseils centraux par le Tribunal administratif de Grenoble, on assiste actuellement à un (très mauvais) exemple de démocratie.

Le but d'un vote, c'est de permettre à ses électeurs de s'exprimer et de faire des choix. Mais à l'UGA, il est fort probable que le vote et le choix de la majorité du personnel et des usagers ne soit pas respecté. Pourquoi et comment ?

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Les élections ne sont pas jouées ! Votez FSU, ensemble, réinventons l’UGA !

Le vote électronique ouvre demain !

Si vous avez besoin d’aide pour vous connecter ou pour voter, vous pouvez nous contacter à fsu@univ-grenoble-alpes.fr ou snasub-actifs@univ-grenoble-alpes.fr        

La campagne pour la présidence ouvrira le 12 avril au lendemain des résultats à ces élections. Les candidates et candidats auront jusqu’au 29 avril pour se déclarer. De notre point de vue, il est essentiel qu’un débat entre les candidat.es à la présidence puisse se tenir. Suite au refus de l’administrateur provisoire de l’organiser, nous proposerons à toutes les listes élues aux conseils de le co-organiser avec nous. Compte tenu du calendrier, la date du 2 mai nous semble la plus pertinente. Votre vote peut conduire certain.es candidat.es à se retirer, et d’autres à émerger. Comme en janvier, la FSU déterminera sa position à l’issue d’un vote de ses syndiqué.es.

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La crise financière à l’UGA : des coupes budgétaires, de la précarisation croissante, une vaine course à l’excellence et une démocratie en berne.

Les enjeux de l’action collective et de la représentation syndicale.

Nous assistons à une bataille de chiffres entre les deux équipes candidates à la présidence de l’UGA. Chacune y va de sa « fiche budget ». D’un côté, l’équipe Y. Lakhnech affirme que « la situation n’est pas alarmante » et met en avant des chiffres de février 2024 (dont nous questionnons la source puisqu'ils n'ont pas pu être présentés en CA suite à l'annulation des élections !). De l’autre, l’équipe K. Protassov pointe une « dérive financière sans précédent », en ajoutant que « si ces prévisions sont correctes, l’UGA se retrouvera à la fin de l’année 2024 sans fonds de roulement mobilisable. »...

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Avec la FSU, retrouvons le sens du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche !

La FSU se présente aux élections dans les conseils centraux1 avec pour priorité la défense des intérêts matériels et moraux de tous les personnels de l’université. Nous n’avons pas l’ambition de présider, nous estimons que notre rôle est de vous défendre à tous les niveaux, y compris dans les conseils centraux de l’UGA, et ceci quelle que soit l’équipe présidence en place.

 

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Nos candidats aux élections 2024 des conseils centraux de l'UGA

Voici la liste complète des candidatures présentées par la FSU, présentée par conseil et par collège.

Retrouver les engagements de ces candidat.e.s dans la profession de foi.

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Pourquoi les élections ont-elles été annulées ?

Le Tribunal Administratif de Grenoble a décidé d’annuler les élections aux conseils centraux de l’UGA (Conseil d’administration et Conseil Académique), au motif que plusieurs messages ont été envoyés, qui ont “porté atteinte à l’égalité entre les listes candidates” et ont été “de nature à avoir altéré la sincérité du scrutin”.

 

L’intégralité de la décision est consultable ici Elle fait suite au recours qui a été déposé par des électeurs et la FSU auprès de la Commission de Contrôle des Opérations Électorales.

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Mobilisation contre la loi immigration - Assemblée générale jeudi 25 janvier et rassemblement le 29 janvier

Dans le cadre de la mobilisation contre la loi immigration et suite aux manifestations du 21 janvier qui se sont tenues partout en France (voir ici),

 

nous appelons à participer à l'Assemblée Générale qui se tiendra aujourd'hui à 12h Amphi 3 bâtiment Stendhal
une autorisation d'absence pour heure d'information syndicale a été accordée aux personnels par la présidence

 

... et au rassemblement prévu lundi 29 janvier sur le campus, rendez-vous à MUSE à 15h.

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La petite histoire du CA qui n'en était pas un

Ou comment exclure le représentant de la Métro de Grenoble d'un CA de l'UGA avec un tour de passe-passe sémantique osé.

En résumé

Les membres élus du CA ainsi que les membres extérieurs nommés par les collectivités et organismes de recherche ont reçu une convocation pour la tenue d'un CA ce mardi 19 décembre. Sauf que tous ces membres ne seront officiellement dans le CA de l'UGA qu'à partir du CA votant pour le président de l'UGA (i.e. le 11 janvier 2024). Jusqu'au 6 janvier 2024, ce sont les membres du CA composé en 2020 qui siègent officiellement. Donc, comme l'administration de l'UGA nous l'a expliqué en début de séance, la séance d'aujourd'hui n'était pas un CA mais une réunion préparatoire au CA qui élira le président, et ce, bien que nous ayons reçu une convocation officielle de l'UGA à un Conseil d'Administration du 19 décembre 2023. Vous pouvez retrouver la convocation ainsi que les délibérations du CA ici.

Et donc, sans être (encore) administrateur·ices de l'UGA, il a été demandé aux élu·es de voter formellement pour désigner les trois membres extérieur·es élu·es par les autres membres du CA. Ces manigances ne sont pas sans conséquence puisque cela a permis la mise à l'écart des votes du représentant de la Métro de Grenoble (avec l'appui des services juridiques de l'UGA).

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Un recours contre les manquements au Code de l’Education du président de l’UGA

Les élections à la présidence de l’UGA ont fourni au président actuel, candidat à sa réélection, l’occasion de démontrer sa conception très particulière de la déontologie.

Nous avions relevé dans notre 3ème message de campagne la violence du message diffusé par le président-candidat contre le seul autre candidat à la présidence de l’UGA (qu’il accusait de « destructions majeures » ayant conduit à « mettre à mal » son UFR et son laboratoire, ajoutant que son élection serait « synonyme de la destruction de ce qui a été construit ces dernières années, [d’] un recul de l’établissement à l’âge des baronnies et des intimidations physiques et morales » et qu’il serait « essentiel de se mobiliser pour faire barrage à cette candidature pour l’intérêt de nos collègues et de nos étudiants et étudiantes! Pour notre établissement »).

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Qui a peur du vote des personnels de l’UGA ???

Pour faire court :

1/ Le président-candidat craint-il le débat lors de ces élections ?

2/ Primes à l’UGA, une illustration saisissante du non-respect des représentants du personnel par la présidence.

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Lettre ouverte sur la déontologie à l'UGA

Voici un lien vers la lettre ouverte que la FSU a envoyée au président de l'UGA au sujet de la déontologie à l'Université Grenoble Alpes.

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Quelques questions que vous pourriez vous poser pour faire votre choix les 28, 29 et 30 novembre prochain

Chères, chers collègues, membres de l’Université Grenoble Alpes,

Vous avez reçu les premiers messages de toutes les listes pour les élections aux conseils centraux de l'UGA, notamment de celle qui soutient le président actuel, la liste « UGA – Université d’avenirs ». Ce message est plein de promesses … qui n’engagent que ceux qui les croient …

Nous vous proposons dans ce second message, plutôt que d’accepter telles quelles ces promesses d’un avenir radieux, de questionner le présent, ce qui nous permettra ensuite d’interroger le bilan des équipes précédentes.

Et nous vous livrons nos réponses.

 

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Elections UGA 2023 : Votez FSU !

Chère, cher collègue, membre de l’Université Grenoble Alpes,
 
Le 28 novembre prochain, vous allez être appelé.e à voter pour les conseils centraux de l’UGA, le Conseil d’Administration (CA) et le Conseil Académique (CAc), composé de la Commission Recherche (CR) et de la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU). Ces conseils jouent un rôle important dans le fonctionnement de l’UGA. Le CA vote le budget, les campagnes d’emploi, il intervient sur tous les sujets de la stratégie de l’établissement. Le CAc traite de toutes les questions relatives à la recherche, à la formation. Il est aussi impliqué dans les campagnes de promotions et d’évaluation des enseignants-chercheurs et dans les processus d’évaluation des différents appels à projets. Il faut noter que la quasi-totalité des décisions prises en CA et en CAC concernent le périmètre UGA hors CAPM.

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Nos candidats aux élections 2023 des conseils centraux de l'UGA

Voici la liste complète des candidatures présentées par la FSU, présentée par conseil et par collège.

Retrouver les engagements de ces candidat.e.s dans la profession de foi.

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Pour la FSU, l'augmentation des primes BIATSS ça doit être maintenant !

Depuis janvier 2023, en Comité Social d’Administration de l’Établissement (CSAE), nous avons alerté à plusieurs reprises la présidence qui doit mettre en action la répartition de l'enveloppe financière de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR), et ce dans le but d’augmenter la partie IFSE (Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d'Expertise) des primes BIATSS.

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« Le Prince » … à l’université française : Le bal des hypocrites …

Philippe Cinquin, professeur à l’Université Grenoble Alpes et auteur de cet article, s’inspire de Machiavel pour donner les clés de l’art subtil de manquer à la déontologie tout en s’en proclamant le fidèle serviteur.

Lien vers l' article

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