La FSU à l'Université de Grenoble

Le 10 mars : rassemblement contre les suppressions de postes dans le service public de l’ESR et la mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherches par leur sous-financement chronique.

FSU_small.png, nov. 2020

 

Le 10 mars : rassemblement contre les suppressions de postes dans le service public de l’ESR et la mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherches par leur sous-financement chronique.

 

Le 10 mars : rassemblement contre les suppressions de postes dans le service public de l’ESR et la mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherches par leur sous-financement chronique.

La FSU appelle au rassemblement mardi 10 mars à 12h30 devant le bâtiment présidence (place centrale, campus SMH) dans le cadre de l'appel national de l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et la recherche
 
Retrouver le communiqué ici:
 
Le SNEP-FSU et le SNESUP-FSU appellent aussi à se saisir de cette journée pour dénoncer la réforme de la Formation des Enseignant.es. Cette réforme doit se mettre en place « à moyens constants », ces mesures sont donc financées en partie par la suppression de postes de titulaires et s’accompagnent d’une dégradation de la formation sans améliorer les conditions d’entrée dans le métier (lire la suite du communiqué ici).
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Situation budgétaire de l'UGA

Nous continuons de dénoncer un budget initial UGA 2026 austéritaire, qui maintient les mesures d'austérité de la "trajectoire financière" et qui les aggravent via des nouvelles suppressions de postes (BIATSS), des baisses de crédit récurrent aux laboratoires et des baisses de budget de fonctionnement des UFR (voir notre communiqué ici).

 

Sur la suppression de postes BIATSS:

Suite à un avis voté à l'unanimité des organisations syndicales demandant que la F3SCT soit saisie sur la question de l'impact de la suppression de 60 postes sur 3 ans, un groupe de travail (GT) "trajectoire d'emploi BIATSS" va être mis en place par la DGDRH de l'UGA. La FSU s'oppose par principe à la suppression de postes dans un contexte de travail tendu pour l'ensemble des agents (voir à ce propos notre lettre FSU de décembre 2025). En revanche, le travail d'analyse de la répartition des différents emplois au sein de l'université nous semble intéressant pour nous opposer aux suppressions de poste. C'est pour cela que nous allons participer à la première réunion du GT qui se tiendra le 17 mars. 

 

Nous restons mobilisés pour lutter contre cette suppression de postes !

 

Sur l'augmentation des frais d'infrastructures et la baisse du budget récurrents aux laboratoires:

Lors de la commission recherche (CR) du 29 janvier 2026, la présidence a présenté une nouvelle modalité pour ponctionner les budgets des laboratoires au titre de la "capacité d'autofinancement de l'UGA". La cible (500 k€ en 2026 et 1.5 M€ en trois ans) reste quasiment inchangée et les budgets récurrents des laboratoires seront toujours durement touchés. En parallèle, cette même CR était appelée à rendre un avis sur l'enveloppe recherche et sa répartition. L'UGA présente une augmentation de 3% des dotations aux structures de recherche, sans même mentionner les prélèvements sur le récurrent qui se feront à postériori. La FSU a donc voté contre l'enveloppe recherche et la CR a rendu un avis majoritairement négatif (20 contre, 18 pour et quelques abstentions). 

 

Nous demandons que la présidence prennent en compte l'avis négatif de la commission recherche et qu'une nouvelle discussion en séance puisse avoir lieu. Nous demandons que le volet Recherche de l'IDEX (qui s'élève à plusieurs millions) soit mis à contribution pour abonder les dotations aux structures de recherche et compenser ainsi les mesures prises dans le cadre de la gestion de la capacité d'autofinancement de l'UGA.

 

Nous rappelons que le président du CAC et le vice-président recherche ont été élus sur la base d'une plateforme politique (voir ici), valant engagement de la part de la présidence. Cette plateforme mentionne explicitement le respect des délibérations de la commission recherche et l’arrêt de l’inflation du nombre d’AAP, leur transfert vers des crédits récurrents et l’établissement de procédures concrètes et juste d’attribution de ces crédits.

 

La FSU rencontrera le HCERES cette semaine. Lors de cette rencontre, nous soulignerons les écarts entre les engagements pris par la présidence dans le cadre de cette plateforme CAC et la réalité. Nous aborderons aussi la problématique des statuts du grand établissement qui limitent fortement les prérogatives de la commission recherche et lui donne un rôle purement consultatif.

 

Sur la baisse des budgets de fonctionnement aux UFR

La FSU reste particulièrement vigilante sur la mise en place de la nouvelle offre de formation dans le cadre de la nouvelle accréditation. Nous sommes opposés à la réduction des maquettes de formations pour des raisons budgétaires (voir ici), à l'augmentation de la part de financement pédagogique sur AAP (limités dans le temps et aléatoires). Nous dénonçons également le rythme imposé aux équipes pédagogiques pour mener cette réflexion alors que des documents de cadrage précis et les indicateurs ne sont toujours pas disponibles.

 

Nous alertons aussi sur les conséquences de la réforme de la formation des enseignant.es sur nos formations (voir le communiqué intersyndical "Réforme de la formation des enseignant.es, les alertes se multiplient" ici).

 

La FSU a rencontré des député.es EELV et LFI.

Pour alerter sur la situation budgétaire de l'ESR en général et de l'UGA en particulier, la FSU a rencontré des député.es EELV et LFI après avoir contacté l'ensemble des députés de Ardèche Drôme Isère. Nous leur avons présenté les coupes budgétaires désastreuses défendues par le gouvernement et leurs conséquences à l'UGA : destruction d'emplois, dégradations des conditions de travail, absence de moyens pour accompagner les étudiant·es.

 

 

Défendre les libertés d’expression et académiques face aux attaques et aux récupérations - Communiqué intersyndical du 26 février 2026

"... Nos organisations rappellent que les conférences, colloques ou initiatives sont de droit sur nos campus et ont vocation à traiter de tous les sujets, y compris les questions concernant des conflits internationaux, l’actualité sociale ou politique sans provoquer de troubles à l’ordre public sur les campus. Ces troubles ne surviennent que lorsque s’y invitent des organisations d’extrême droite, coutumières des violences verbales et physiques. ..."
 
Lire l'intégralité du communiqué intersyndical :
 
A l'UGA, nous dénonçons les arrêtés d'interdiction touchant les réunions organisées par les syndicats étudiants. La FSU participera au groupe de travail sur les manifestations non-scientifiques mis en place par la présidence et nous y défendrons les positions de l'intersyndicale de l'ESR (voir le communiqué ci-dessus).

Plateforme CAC - décembre 2025

Préambule

Nous présentons cette plateforme issue du travail des listes CFDT/UNSA, SNPTES, FSU et UGA en commun, qui a pour objectif de fixer le cadre de travail et de fonctionnement des instances du CAc.

En plus du programme ci-dessous, qui fixe les grandes priorités sur lesquelles nous entendons faire évoluer l’UGA, nous serons aussi particulièrement attentifs à la méthode de gouvernance qui sera mise en place dans ces instances. Cette plateforme s’inscrit aussi dans l’objectif de favoriser des actions pour une transition écologique systémique.

Dans le cadre des candidatures à la présidence du CAc et à la vice-présidence recherche, nous proposons cette plateforme commune.

Cette plateforme se décline en 3 volets :

  • ●  Transparence et conditions d’exercice de la recherche

  • ●  Carrière et conditions de travail des personnels

  • ●  Formation : vigilance de la présidence du CAc sur la CFVU

    Transparence et conditions d’exercice de la recherche

    La politique recherche nécessite une vision long terme peu compatible avec les dérives actuelles notamment la multiplication des appels à projet fléchés. Cette dérive est un frein à la liberté académique comme une très grande dévoreuse de temps. Elle peut générer une individualisation de la pratique très dommageable. Nous proposons donc d’ouvrir des chantiers pour pallier ces problèmes dans une perspective d’une recherche responsable, collective et prenant en compte les grands enjeux de la transition écologique.

    Parmi ces chantiers prioritaires nous exigeons que soient adressés :

  • ●  La question des freins à la recherche ;

  • ●  L’arrêt de l’inflation du nombre d’AAP, leur transfert vers des crédits récurrents et

    l’établissement de procédures concrètes et juste d’attribution de ces crédits. Quelles que soient les solutions qui seront élaborées, elles doivent garantir :

  • ●  Une transparence dans les procédures de financements ;

  • ●  Une liberté pour les collègues de choisir leur sujet de recherche et une capacité à

    obtenir une base de financement récurrent permettant de le conduire ;

  • ●  Le renforcement des laboratoires et des composantes par des personnels BIATS

    soutien à la recherche et à la formation titulaires.

En particulier, le président de l'UGA et la/le vice-président(e) recherche s’engagent à suivre

les délibérations prises par le CAc et la commission recherche.

Si les débats le permettent et parviennent à cette conclusion, cela nécessitera de basculer une partie significative des financements proposés sur AAP en financement récurrents :

La transparence des procédures d’attribution de ces crédits doit être absolue et chaque personnel doit pouvoir en bénéficier.

Carrière et conditions de travail des personnels universitaires

Une recherche de qualité ne peut se faire que dans un environnement serein et laissant le temps aux personnels. Cela passe par une amélioration des conditions de travail à la fois des Enseignants-chercheurs et des BIATSS, une meilleure reconnaissance à la fois individuelle et collective.

L’ensemble doit se faire en garantissant la liberté académique et les droits syndicaux comme principes cardinaux.

Des chantiers doivent être ouverts sur plusieurs évolutions récentes très problématiques :

Nous souhaitons que les groupes de travail déjà existants sur l’évolution des carrières et des rémunérations (indemnitaire) de tous les personnels (notamment, application du protocole PPCR, modalités d’attribution de la RIPEC C3, etc.), soient pérennisés, avec une attention pour les fins de carrières.

Dans la perspective d’un moratoire sur les chaires de professeur junior (CPJ), nous souhaitons établir en 2025 un bilan précis des CPJ recrutées avant de procéder à une nouvelle campagne : impact sur les laboratoires (RH, scientifique et financier en particulier réponses à des AAP), implication effective des CPJ dans le rayonnement de l’établissement (local, national, international), conséquences sur la politique RH de l‘UGA.

D’une manière générale, nous souhaitons plus de transparence et de communication dans les procédures de gestion des carrières, des profils de postes ou des dossiers évalués par les conseils ou instances successifs. En complément des travaux déjà présents dans le cadre du CAc restreint et du CA, nous souhaiterions valoriser les échanges entre les instances, dans la mesure où leurs périmètres se rejoignent. Pour cela, il est important de veiller à ce :

  • ●  Que le rapporteur d’un dossier, externe et interne, soit tenu de suivre les critères définis par le CAc et les règles déontologiques par la signature d’une charte ;

  • ●  Qu’une meilleure connaissance et information sur la trajectoire d’une décision soit assurée pour toutes les parties prenantes : entre la CSPM et le CAc, les pôles et le CAc. Il est nécessaire d’avoir une vision complète des étapes de validation et de décision finale par les autres instances.

    L’accessibilité de nos laboratoires aux collègues étrangers, aux anciens doctorants encore en lien est une question majeure qui génère beaucoup de complexité. Un chantier doit être mené permettant :

Un statut adapté devra être accordé aux anciens doctorant.es et collaborateurs.trices non universitaires, collaborateurs.trices étranger.es (non employé.es) impliqué.es dans nos recherches ;

De limiter les zones ZRR et dans le cas où elles s’avèrent indispensables d’en limiter l’impact.

Formation : vigilance de la présidence du CAc sur la CFVU

Le président du CAc a un devoir de vigilance sur les activités de la CFVU. Hormis pour les établissements composantes, il devra donc :

  • ●  Défendre auprès des instances compétentes (CA notamment) le refus des hausses des droits d’inscription (sauf dispositifs pédagogiques spécifiques) et pérenniser l’exonération des droits spécifiques imposés aux étudiants internationaux dans la limite de législation ;

  • ●  S’opposer à toute forme de privatisation des universités, qui conduit au transfert du coût des études de l’État aux familles, et donc à un renforcement des inégalités ;

  • ●  Défendre le droit des étudiant·es d’accéder aux études supérieures ou de poursuivre

    dans la filière de leur choix en fonction de leur diplôme tout en veillant aux conditions de travail des personnels.

    Il est nécessaire de soutenir les actions en faveur des conditions de vie et d’étude des étudiantes et étudiants, de prendre en compte leurs revendications et davantage les impliquer dans les décisions politiques de l’université.

    Enfin, nous souhaitons la mise en place des conditions adaptées pour débattre des impacts de la recherche : ouvrir un débat de fond sur les impacts transversaux, sociétaux et environnementaux de la recherche (intelligence artificielle, relations internationales, transition, éthique et déontologie, valorisation etc) en s’appuyant sur le rapport du COMETS (https://comite-ethique.cnrs.fr/avis-du-comets-integrer-les-enjeux-environnementaux-a-la- conduite-de-la-recherche-une-responsabilite-ethique/)

L'austérité renforcée à l'UGA : le conseil d'administration de l'UGA du 16 décembre votera t-il de nouvelles mesures d'économie ?

L'austérité renforcée à l'UGA : le conseil d'administration de l'UGA du 16 décembre 2025 votera t-il de nouvelles mesures d'économie ?
 
La présidence de l'UGA inscrit des nouvelles mesures d'austérité dans son projet de budget 2026, notamment:
 
- La suppression de 60 postes de BIATSS sur 3 ans, dont 22 en 2026 (soit 11 ETP). Au global, l’UGA cible des économies de masse salariale pour environ 1,6 M€ en 2026 et 4 M€ sur 3 ans.
- La coupe de 800 000 euros sur la dotation des laboratoires de recherche (baisse des crédits récurrents), "qui pourrait se concrétiser sous la forme d’une hausse des frais d’infrastructure ou par d’autres mesures".
- La baisse des enveloppes "renforts et remplacements" (qui financent les besoins ponctuels en postes pour renforcer les services et remplacer les collègues en arrêt maladie etc).
- Des économies de fonctionnement de 2% "demandées" aux UFR, aux services centraux et aux services partagés.

 

Ces mesures s'ajoutent à celles du plan d'austérité "trajectoire budgétaire" voté en 2021 (malgré les voix contre de la FSU et la mobilisation des personnels et des étudiant·es). Pour rappel, ce plan prévoyait la suppression de postes BIATSS, la mise en place d'une politique de "différés" (les départs de titulaires sont remplacés par des contractuels pendant 2 ans, avant l'ouverture d'un nouveau poste), et l'impossibilité de créer des postes (voir ici). 
 
La présidence affirme que la suppression de 45 postes a déjà été votée en 2021 dans le cadre de la "trajectoire budgétaire" (ce qui est vrai et nous étions contre), mais que seuls 5 postes auraient été supprimés entre 2021 et 2025. En même temps, l'UGA indique que de nombreux postes de BIATSS sont restés inoccupés (par des titulaires) après la crise covid et que c'est seulement depuis 2024 que l'UGA arrive enfin à recruter à nouveau des titulaires BIATSS. L'UGA compte donc casser cette dynamique en supprimant 60 postes, et s'en tient à une logique purement comptable en indiquant que la "meilleure occupation des postes" est "atténuée par l’hypothèse de la suppression de 22 postes en cours d’année (11 ETP)".(1)
 
La présidence affirme également que la suppression de l'équivalent de 31 postes de BIATSS aurait déjà été actée au moment du transfert des postes IAE et Polytech et qu'aucun de ces postes n'a été supprimé à ce jour à l'UGA. Nous rappelons que le transfert de l'IAE et de Polytech ne s'est accompagné d'aucun moyen supplémentaire de la part de l’État, si bien que la création de l'EPE, puis du "Grand Établissement", a pesé très lourd dans le budget de l'UGA. La FSU s'est abstenue lors du CSAE du 8 juin 2023, qui devait rendre un avis sur le transfert des personnels et des postes IAE et Polytech, tandis que les autres organisations syndicales ont voté pour (voir l'avis du CSAE ici). A l'époque, la présidence n'avait pas explicitement dit que des postes (liés à l' "empreinte") seraient supprimés à l'UGA.
 
Toujours est-il que les documents fournis par l'UGA indiquent clairement une diminution du nombre de titulaires BIATSS et une augmentation du nombre de contractuels CDD/CDI, et ces variations sont constantes depuis 2020:
Tableau CA du 16 décembre 2026, déc. 2025
Extrait de la note de présentation du budget initial 2026 de l’Université Grenoble Alpes fournie aux administrateurs de l'UGA.

 

 
Concernant la politique de "différés", elle augmente la précarité et ne résout rien: comme le nombre de "fin de différés" est supérieur au nombre de départ cette année,(2) l'UGA doit ouvrir en 2026 plus de postes de titulaires qu'il n'y a de départs, alors que la situation budgétaire de l'établissement n'est pas meilleure qu'en 2021. Ainsi, la promesse de 2021 de ne supprimer aucun poste d'enseignant-chercheur (de titulaire) n'est réalisable qu'au prix d'autres coupes budgétaires. 
 
Avec toutes ces mesures d'économies, l'UGA sera quand même en déficit, tant le désengagement de l’État est massif. L'UGA est impactée au même titre que nombre d'universités françaises (voir quelques exemples ici) et nous alertons sur les "Assises" annoncées récemment par le ministre (voir le communiqué du SNESUP-FSU sur le sujet ici).
Le fond de roulement de l'UGA passera sous le seuil critique des 15 jours et ceci malgré toutes les mesures d'économies supplémentaires à la "trajectoire budgétaire" présentes dans ce budget initial 2026, et quelque soit le scenario envisagé pour la compensation du CAS pension (40% ou 100%).
 
Au final, la présidence ne respecte pas sa promesse de campagne qui était de "Préserver les emplois : continuer d’assainir structurellement les finances de l’établissement sans faire porter sur l’emploi les contraintes budgétaires décidées par l’État."
 
Nous l'avions malheureusement anticipé au moment de la campagne (lire notre communiqué) et notre conclusion d'alors reste toujours d'actualité:
 
"Face à ces perspectives financières particulièrement sombres, la mobilisation collective est essentielle. Elle peut prendre plusieurs formes. D’abord, bien sûr, il faut se battre pour obtenir un financement de l’État à hauteur des besoins, dénoncer haut et fort une situation de plus en plus préoccupante, qui sape nos capacités de formation, use les personnels à tous les niveaux, défait les collectifs et mine les énergies. Mais, il faut aussi pouvoir peser par rapport à l’équipe présidence qui sera en place, pour réorienter les budgets des appels à projets tous azimuts (IDEX, MIAI, ...) vers des financements récurrents stables et pérennes, débattre avec l’ensemble des personnels de choix budgétaires permettant de mieux accompagner les équipes et d’amortir ces chocs inquiétants.

Face à la crise budgétaire, aux choix dramatiques de mise en danger des services publics universitaires et à une politique décidée par une équipe présidence sortante repliée sur elle-même, il faut redonner la place à la réflexion et à l’action collective. D’autres choix sont possibles! "

 
Le SNESUP-FSU appelle à voter contre les budgets d'austérité dans les CA d'établissements (voir ici) et les élu·es FSU voteront contre le BI2026 lors du CA du 16 décembre 2025.
 
 
Notes:
Le document mis à la disposition des administrateurs indique:
 
(1) "L'augmentation de 9 ETPT concerne les BIATSS pour couvrir la hausse constatée courant 2025 grâce à une meilleure occupation des postes (cf. évolution de la consommation en ETPT). Cette hausse est atténuée par l’hypothèse de la suppression de 22 postes en cours d’année (11 ETP)".
 
(2) "Le besoin de financement de la masse salariale est également impacté à plus de 1,4 M€ cette année par un nombre de retour de différés de recrutements supérieur à celui des sorties des enseignants chercheurs, ainsi que par une meilleure occupation des postes de BIATSS (meilleurs délais de recrutements)."

Pouvons-nous encore nous exprimer sur la Palestine ?

Pouvons-nous encore nous exprimer sur la Palestine ?

 

Nous dénonçons l’annulation du colloque « La Palestine et l’Europe » et l’action du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace (ESRE). 

Le ministre de l’ESRE foule aux pieds la liberté académique, entrave le travail des scientifiques et confond le débat scientifique avec le débat d’opinions. La FSU, le SNESUP-FSU et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ont déposé un référé contre cette annulation. Du fait de l’accueil de ce colloque dans un autre site, le tribunal administratif a rejeté la demande, mais sur le fond, le problème demeure : la liberté académique doit être respectée !

Le SNESUP-FSU, avec l’intersyndicale, dénonce l’intervention du ministre qui a débouché sur cette annulation scandaleuse. Cette intervention présupposant un “parti pris” relève d’une politique plus générale qui vise à museler toute expression sur la Palestine et Israël, jusqu’à vouloir interdire l’expression publique de chercheur·ses et enseignant·es-chercheur·ses sur ce sujet. Nous ne reculerons pas face aux intimidations ou aux pressions de toute sorte.

La liberté académique est indispensable à l’accomplissement du travail scientifique et une impérieuse nécessité en démocratie. Le SNESUP-FSU dénonce la gravité de cette attaque sans précédent et exige le respect et la défense de la liberté académique par les garants de nos institutions. Sans liberté académique, la quête de vérité recule, l’obscurantisme gagne du terrain et sert de marchepied aux idées réactionnaires. Le SNESUP-FSU, avec l’intersyndicale de l’ESR (voir l'appel ci-dessous), appelle toutes celles et tous ceux qui ont à cœur de défendre la liberté académique à se rassembler le 18 novembre à 17h devant le ministère à Paris et devant les rectorats à l’initiative des intersyndicales locales.

Consulter :
  • la lettre flash du SNESUP-FSU "Monsieur le ministre, respectez l’Université et la parole de l’État !" (voir ici).
  • le communiqué du SNESUP-FSU: " Le Colloque « la Palestine et l’Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines » doit impérativement se tenir" (voir ici).
  • Le communiqué de l'intersyndicale de l'ESR: "Pour la défense des libertés académiques : le colloque « la Palestine et l’Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines » se tiendra !" (voir ici). 

Le colloque s'est finalement tenu en ligne et il a été largement suivi. Il est disponible en vidéo à l'adresse suivante: https://carep-paris.org/

 

A l’UGA, la FSU dénonce le rejet par le Conseil d’Administration de la demande du CAC du 19 juin 2025 sur les collaborations avec les universités Israéliennes. 

Le Conseil Académique (CAC) de l'UGA du 19 juin a voté une motion demandant la suspension des contrats de collaboration avec des institutions de pays ne respectant pas la légalité internationale et suspectés de commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Cette motion, très largement adoptée par le conseil académique (une voix contre), demandait au Conseil d'Administration (CA) de l'UGA, la suspension immédiate de tout contrat de collaboration avec Israël comme cela a été fait avec la Russie (voir ci-dessous).

Le conseil d'administration du 3 juillet 2025 s'est prononcé contre (par voie électronique).

Nous dénonçons l'action du président (qui a appelé à voter contre alors qu'il s'était engagé à suivre les avis du conseil académique) et l'usage du vote électronique (nous sommes opposés à la consultation des instances par voie électronique, hors situation exceptionnelle), mais nous considérons que la responsabilité de ce rejet revient bien sûr à tous les administrateurs qui ont voté contre, et en particulier aux listes qui ont retourné leurs votes entre le CAC du 19 juin et le CA du 3 juillet. 

Nous avons tenté d'organiser une réunion intersyndicale pour discuter de cette situation avec les autres organisations syndicales. Nous avons abordé cette question dans le cadre d’une rencontre entre la présidence et les organisations syndicales. Nous avons déposé un recours gracieux auprès de la présidence afin d’obtenir un nouveau vote qui se tiendrait en séance et non pas par voie électronique. Aucune de ces actions n’a pu aboutir à l’organisation d’un nouveau vote. Après le vote, le président nous a proposé de préparer ensemble une nouvelle motion sur le sujet, différente de celle du CAC, et dans laquelle toutes les universités ne seraient pas forcément ciblées de manière indiscriminée, mais nous avons refusé.

Comme le rappelle la chercheuse Maya Wind dans son ouvrage Towers of Ivory and Steel, les universités israéliennes sont étroitement liées au complexe militaro-industriel et participent au développement non seulement des technologies d’armement, mais aussi des doctrines, des justifications idéologiques et des moyens logistiques de l’expansion coloniale. Alors qu'Israël ne cesse de violer le cesser-le-feu et que la colonisation illégale continue en Cisjordanie, en violation du droit international, nous exigeons la rupture de tous les accords de coopération avec les universités israéliennes. Nous demandons la réalisation urgente d’un audit des liens entre nos établissements et les entreprises françaises de l’armement afin de faire cesser immédiatement toute collaboration avec celles qui collaborent avec Israël.

  • Lire l’appel du congrès du SNESUP-FSU "Pour une solidarité universitaire active avec la Palestine : rompre les complicités, défendre les droits, reconstruire l’avenir" (voir ici).
  • Lien vers le contenu de la motion du CAC du 19 juin 2025 (voir ici)
Erratum
Erratum: En juillet, le SNESUP-FSU a co-signé un peu vite ce communiqué sur le sujet. Nous souhaitons clarifier que nous n'avons pas d'éléments confirmant la moindre pression exercée sur les administrateurs. De même, nous pouvons difficilement pointer la responsabilité des extérieurs puisque le vote était anonyme (à notre demande). Concernant l'irrégularité supposée du vote organisé, nous n'avons pas de décision juridique dans ce sens et notre désaccord est davantage politique que juridique. Par contre, nous avons confirmation que certaines listes ont bien modifié leurs votes entre le CAC et le CA. Nous souhaitons aussi clarifier le fait que nous ne dénonçons pas le fait que le président ait refusé tout amendements en séance, le 3 juillet, puisque cela correspondait exactement au mandat de nos élu·es FSU : nous souhaitions éviter que le CA ne dénature la motion votée par le CAC.

Nous refusons l’austérité, l’augmentation des frais d’infrastructures et la politique d'appel à projet !

Nous refusons l’austérité, l’augmentation des frais d’infrastructures et la politique d'appel à projet !

 

Mobilisons-nous contre le budget 2026 et contre l’austérité :

Alors que le budget 2026 (en discussion à l'assemblée jusqu'à mi-décembre) prévoit d'accentuer l'austérité, y compris dans les services publics, la FSU, la CGT et Solidaires appellent à la mobilisation contre l’austérité et pour nos salaires le 2 décembre ! Dès maintenant, préparons-nous pour faire de cette journée une réponse puissante aux attaques d'E. Macron et de son gouvernement.

Nous refusons l’austérité à l’UGA et l’augmentation des frais d’infrastructures :

A l'UGA aussi l'austérité se renforce, avec une baisse de budget envisagée de 2.6 M€, qui s’ajoutent aux mesures d’économies déjà en œuvre dans la « trajectoire financière ». Ces mesures d’économies ne sont pas acceptables et pourraient être encore durcies si le budget de l’Etat actuellement discuté à l’assemblée nationale était voté.

Début octobre, la présidence annonçait aux laboratoires une augmentation des frais d’infrastructure, qui devraient passer du simple au double en 3 ans. Cette mesure sert à récupérer de l’argent pour « renflouer » le budget de l’UGA et elle pénalisera fortement les laboratoires. La FSU, comme d’autres organisations, ont manifesté leur totale opposition à cette augmentation des frais d’infrastructure lors de la Commission Recherche du 6 novembre. Nous exigeons l’abandon de cette mesure. Nous appelons les collègues à faire voter des motions s’y opposant dans les conseils de laboratoires et à nous les transmettre. La FSU votera contre tout budget intégrant cette mesure lors du conseil d’administration de l’UGA et nous appelons les autres listes à en faire de même.

Stop à la politique d’appels à projet :

Pour permettre aux laboratoires de faire face à cette augmentation des frais d’infrastructure, la présidence propose de faire des prélèvements sur les contrats et incite les collègues à répondre à toujours plus d’appels à projets (AAP) !

Nous défendons tout l’inverse de cette politique ! Nous voulons que les laboratoires soient financés à hauteur des besoins via des crédits récurrents et nous voulons un arrêt de la politique « d’excellence » et des AAP.

Lors de la commission recherche du 6 novembre, la FSU a voté contre le cadrage de l’appel à projet CDP (Cross Disciplinary Program) car nous défendons une autre modalité de distribution des moyens de l'IDEX : Ces moyens doivent être intégrés dans l'enveloppe dédiée à la Recherche et leur répartition doit être discutée et votée par la commission recherche (en accord avec article 48 des statuts de l'UGA), sans passer par un processus d'appel à projet. Les orientations des politiques de recherche doivent être soumises à l'avis du Conseil Académique (conformément à l'article 51 des statuts de l'UGA). Nous demandons donc que le Conseil Académique soit saisi pour étudier le soutien de l'UGA aux programmes de recherche existants (jusque-là financés via CDP) et pour évaluer la pertinence de toute nouvelle orientation de la politique de recherche. Cette réorganisation du mode de financement devra impliquer le maintien des emplois (contractuels IDEX) et ceci quelques soient les orientations scientifiques choisies.

La commission recherche du 6 novembre a voté contre le cadrage de l’appel à projet CDP et l’administration n’a pas su nous dire les conséquences de ce vote. Nous appelons la présidence à ne pas lancer l’AAP CDP et à ouvrir une discussion large sur les modalités de distribution des moyens de l’IDEX, incluant tous les secteurs disciplinaires (SHS, STS, etc).

 

Protection sociale complémentaire (PSC).

La protection sociale complémentaire change et il est nécessaire de faire une démarche d’affiliation auprès de la MGEN, dans un délai de 21 jours à compter de la date de réception du premier message de la MGEN (normalement reçu le 23 octobre à l’UGA)

Pour en savoir plus retrouvez toutes les informations sur le site du SNESUP-FSU :

https://www.snesup.fr/protection-sociale-complementaire-psc

La FSU défend le « 100% sécu » et nous rappelons le contexte dans lequel a eu lieu la signature de l’accord sur la PSC dans ce communiqué : https://75.snuipp.fr/?PSC-une-signature-contrainte 

 

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