La FSU à l'Université de Grenoble

PPST à tort et à travers, ou comment l'UGA instrumentalise la Protection du Patrimoine Scientifique et Technique

 

Le 9 juin 2026, l’Université Grenoble Alpes a publié un communiqué de presse accusant un doctorant, et son directeur de thèse, d’avoir

  1. commis une fraude au financement public, pour avoir sollicité un financement de thèse en indiquant un sujet, puis d’avoir, au cours de la thèse, traité un autre sujet

  2. rémunéré le doctorant, au moins partiellement, avec un financement obtenu d’une société étrangère accusée d’ingérence

  3. dénigré des entreprises françaises compétitrices de ladite entreprise étrangère, ce que l’université assimile à un conflit d’intérêts.

L’université indique avoir signalé ces faits au procureur de la République.

 

Ce communiqué s’inscrit dans le cadre d’un conflit plus large entre d’une part l’université, d’autre part ce doctorant et son encadrant, sur lequel nous n’interviendrons pas.

En revanche, la FSU Université Grenoble Alpes condamne dans les termes les plus fermes l’usage de la politique de protection du patrimoine scientifique et technique (PPST) et de menaces pénales dans une affaire qui ne devrait pas en relever.

Si un enseignant-chercheur a commis des fautes disciplinaires, l’université doit non pas rechercher des qualifications pénales fantaisistes et communiquer dessus par voie de presse, mais engager une procédure disciplinaire en bonne et due forme.

 

 

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Le 10 mars : rassemblement contre les suppressions de postes dans le service public de l’ESR et la mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherches par leur sous-financement chronique.

La FSU appelle au rassemblement mardi 10 mars à 12h30 devant le bâtiment présidence (place centrale, campus SMH) dans le cadre de l'appel national de l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et la recherche
 
Retrouver le communiqué ici:

 

Le SNEP-FSU et le SNESUP-FSU appellent aussi à se saisir de cette journée pour dénoncer la réforme de la Formation des Enseignant.es. Cette réforme doit se mettre en place « à moyens constants », ces mesures sont donc financées en partie par la suppression de postes de titulaires et s’accompagnent d’une dégradation de la formation sans améliorer les conditions d’entrée dans le métier (lire la suite du communiqué ici).

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L'austérité renforcée à l'UGA : le conseil d'administration de l'UGA du 16 décembre votera t-il de nouvelles mesures d'économie ?

La présidence de l'UGA inscrit des nouvelles mesures d'austérité dans son projet de budget 2026, notamment:
- La suppression de 60 postes de BIATSS sur 3 ans, dont 22 en 2026 (soit 11 ETP). Au global, l’UGA cible des économies de masse salariale pour environ 1,6 M€ en 2026 et 4 M€ sur 3 ans.
- La coupe de 800 000 euros sur la dotation des laboratoires de recherche (baisse des crédits récurrents), "qui pourrait se concrétiser sous la forme d’une hausse des frais d’infrastructure ou par d’autres mesures".
- La baisse des enveloppes "renforts et remplacements" (qui financent les besoins ponctuels en postes pour renforcer les services et remplacer les collègues en arrêt maladie etc).
- Des économies de fonctionnement de 2% "demandées" aux UFR, aux services centraux et aux services partagés.

 

Ces mesures s'ajoutent à celles du plan d'austérité "trajectoire budgétaire" voté en 2021 (malgré les voix contre de la FSU et la mobilisation des personnels et des étudiant·es). Pour rappel, ce plan prévoyait la suppression de postes BIATSS, la mise en place d'une politique de "différés" (les départs de titulaires sont remplacés par des contractuels pendant 2 ans, avant l'ouverture d'un nouveau poste), et l'impossibilité de créer des postes (voir ici). 

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Pouvons-nous encore nous exprimer sur la Palestine ?

Nous dénonçons l’annulation du colloque « La Palestine et l’Europe » et l’action du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace (ESRE). 

Le ministre de l’ESRE foule aux pieds la liberté académique, entrave le travail des scientifiques et confond le débat scientifique avec le débat d’opinions. La FSU, le SNESUP-FSU et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ont déposé un référé contre cette annulation. Du fait de l’accueil de ce colloque dans un autre site, le tribunal administratif a rejeté la demande, mais sur le fond, le problème demeure : la liberté académique doit être respectée !

Le SNESUP-FSU, avec l’intersyndicale, dénonce l’intervention du ministre qui a débouché sur cette annulation scandaleuse. Cette intervention présupposant un “parti pris” relève d’une politique plus générale qui vise à museler toute expression sur la Palestine et Israël, jusqu’à vouloir interdire l’expression publique de chercheur·ses et enseignant·es-chercheur·ses sur ce sujet. Nous ne reculerons pas face aux intimidations ou aux pressions de toute sorte.

La liberté académique est indispensable à l’accomplissement du travail scientifique et une impérieuse nécessité en démocratie. Le SNESUP-FSU dénonce la gravité de cette attaque sans précédent et exige le respect et la défense de la liberté académique par les garants de nos institutions. Sans liberté académique, la quête de vérité recule, l’obscurantisme gagne du terrain et sert de marchepied aux idées réactionnaires. Le SNESUP-FSU, avec l’intersyndicale de l’ESR (voir l'appel ci-dessous), appelle toutes celles et tous ceux qui ont à cœur de défendre la liberté académique à se rassembler le 18 novembre à 17h devant le ministère à Paris et devant les rectorats à l’initiative des intersyndicales locales.

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Nous refusons l’austérité, l’augmentation des frais d’infrastructures et la politique d'appel à projet !

Mobilisons-nous contre le budget 2026 et contre l’austérité :

Alors que le budget 2026 (en discussion à l'assemblée jusqu'à mi-décembre) prévoit d'accentuer l'austérité, y compris dans les services publics, la FSU, la CGT et Solidaires appellent à la mobilisation contre l’austérité et pour nos salaires le 2 décembre ! Dès maintenant, préparons-nous pour faire de cette journée une réponse puissante aux attaques d'E. Macron et de son gouvernement.

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